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Malaria N 5 - Sujet N 4


LUTTE ANTIPALUDIQUE EN AFRIQUE
J. H. Ouma


RESUME
Le paludisme se situe parmi les maladies les plus dévastatrices qui existent de nos jours. La majorité des chiffres concernant son incidence annuelle estimée de 300 à 500 millions de cas et une mortalité palustre de 1,5 à 1,7 millions de décès sont comptabilisés en Afrique.
Les efforts antérieurs de lutte et/ou d'éradication de la maladie ont échoué. L'OMS a déployé de nouveaux efforts ciblés sur la diminution significative de la morbidité et de la mortalité dues au paludisme en renforçant les ressources de lutte antipaludique à tous les niveaux dans les pays endémiques. Pour l'Afrique, une telle campagne est cruciale étant donné que la plupart des cas de morbidité et de mortalité palustres se produisent sur ce continent. La stratégie de la lutte antipaludique en Afrique se concentrera sur le renforcement de la prise en charge des cas ainsi que la prévention du paludisme par le biais de mesures de protection personnelles. La prévention fait intervenir une chimioprophylaxie et une diminution du contact Homme/Vecteur. La chimioprophylaxie sera limité aux groupes à grand risque. La diminution du contact Homme/Vecteur sous-entend l'emploi de matériel traité par un insecticide et une lutte antivectorielle, principalement par l'utilisation de pulvérisations résiduelles. Le vaccin devrait présenter des outils supplémentaires, mais nous ne disposons toujours pas d'un vaccin répondant aux critères définis pour un bon vaccin.
Les flambées d'épidémies sont habituellement traitées comme étant des situations d'urgence. Outre les mesures soulignées plus haut, la mobilisation de toutes les personnes concernées est habituellement nécessaire pour garantir la disponibilité des consignes et des fournitures qui s'imposent pour endiguer les épidémies.
Etant donné que les efforts déployés dans le passé pour contrôler et/ou éradiquer la maladie ont échoué, la stratégie actuelle de diminution autant que possible de la morbidité et de la mortalité est réalisable si les approches de lutte peuvent être renforcées de façon coordonnée à tous les niveaux et au sein des systèmes de santé existants dans les zones endémiques.


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Pages maintenues par Dr. Stéphane DUPARC - Avril 97